|
|
 |
Accueil
»
Guitare seule
»
DECAMP, Nelly
| DECAMP, Nelly / 24 Août |
 |
DZ 755 $ CAD 10.00 - € 9.00
16 p., Niveau 4
24 Août* - Jardins de Cimiez - Rue de Madrid - Bis
*disponible sur CD, contacter :
nelly.decamp@numericable.fr
www.nellydecamp.com
Voici une pièce en quatre mouvements brefs, écrite en hommage à Alexandra Lagoya qui nous a quitté le 24 août 1999.
L’œuvre commence par de lourds accords aux accents funèbres, entrelacés de douloureuses lignes solo chromatiques. Avec en filigrane la date précise des funérailles de l’artiste, on perçoit une image très lisible du message que Decamp cherche ici à faire passer. Cette ouverture, aussi brève qu’expressive, est immédiatement suivie de Les jardins de Cimiex, le lieu même où la compositrice a pris son premiers cours avec le grand musicien. Selon toute évidence, la première œuvre qu’elle a dû lui présenter était le Prélude n°4 de Villa-Lobos, dont on peut percevoir une subtile variation du thème principal dès le début de ce second mouvement. Suit un épisode en arpèges, marquée fluide, menant à une poignée d’accords très amples qui figurent clairement le point culminant du mouvement ; les arpèges reprennent brièvement avant de s’interrompre quelques instants pour laisser place à un instant de méditation, très calme en son passage central. Toutefois, le discours reprend bientôt son animation, d’abord dans une variation en doubles-croches sur l’un des thèmes initiaux, avant que le passage fluide ne reprenne le dessus, pour mener à une coda – qui, de son côté, reprend des éléments du moment méditatif. Le mouvement s’achève par un énigmatique accord en mi majeur, premier renversement. Vient ensuite Rue de Madrid, en référence à l’ancienne adresse du Conservatoire National Supérieur de Paris : humour et rires en sont l’élément fondateur. Une idée subtile en doubles croches mène à un enchaînement d’accords de neuvième, puis à un passage aux accents syncopés puis des accords particulièrement développés. Il convient de préciser que ce moment présente de grosses difficultés techniques, et les exécutants devront posséder une pleine maîtrise de leur manche car les quelques rares instants de relâchement, dans le Più lento, n’offrent guère de répit avec leurs sextolets de doubles-croches obstinées. Après un trait d’une immense vélocité jusqu’au fa dièse grave, quelques notes reprises du thème initial mènent à la dernière section de l’œuvre, Bis, un hommage à Recuerdos de la Alhambra que Lagoya affectionnait particulièrement.
Voilà une œuvre particulièrement agréable à interpréter, d’autant qu’elle reste toujours captivante de la première à la dernière note. Il subsiste un léger doute dans mon esprit, par contre, quant à savoir si les quatre parties s’additionnent réellement pour faire un tout ; j’ai eu quelques difficultés à ne pas les considérer comme quatre œuvres distinctes.
Cela étant dit, voilà un exemple exquis du genre de l’Hommage ; à ce titre, 24 août mérite l’attention de tous les guitariste, pour autant qu’ils disposent d’une maîtrise correcte de leur instrument. »
Classical Guitar Magazine
24 AOUT - Hommage à Alexandre Lagoya for solo guitar
by Nelly Decamp
Here is a piece written in memory of Alexandre Lagoya, who died on 24th of August 1999. Divided into four brief movements, it begins with heavy, funereal chords with some achingly chromatic solo lines interwoven amongst them, Subtitled with the date of his actual funeral one gets a vivid picture of what Decamp is trying to achieve here, This brief but telling opening is followed swiftly by Les Jardins de Cimiex where the composer had her first lesson with the great man. One can guess that the first piece she played him was Villa-Lobos' Prelude No 4, as a subtle variant of its main theme opens this section, Then an arpeggiated section marked fluide leads into a climactic group of widely spread chords before briefly pausing for a moment on a reflective passage with a still centre to it. This however doesn't last long but in turn leads back to a semiquaver variant of one of the main opening ideas. A return to the fluide section brings about a coda based around the still section, ending on an enigmatic E major first inversion. Rue de Madrid follows, a reference to the Paris Music Conservatory, where humour and laughter are the basic themes. A tricky rising semiquaver idea leads to consecutive 9th chords and then to a section replete with off-beat accents and some heavy chordal work, It is quite difficult at this point and players would have to have a full command of the fingerboard as there is little let up, even when an apparent Più lento offers no real chance of relief, written as it is in sextuplet semiquavers throughout. After a lightningly fast run down to bottom F#, a brief return to the opening idea leads the work into its final section, Bis, and being a tremolo movement, is a homage to Lagoya's favourite Recuerdos de la Alhambra.
This is a very rewarding work, and is certainly never less than interesting throughout. This is a fine example of the “Hommage” genre and as such is worthy of any player's attention providing he has at least a moderately advanced technique.
Chris Dumigan (Classical Guitar)
|
|